Pendant que la princesse Camilla de Bourbon des Deux-Siciles se rendait à la chapelle de la Sorbonne pour visiter le chantier de restauration notamment les oeuvres de Philippe de Champaigne (1602-1674) d’une grande beauté artistique et spirituelle, nous apprenions que l’annonce de l’autorisation de travaux pour la dépose des vitraux des 6 chapelles et la pose des nouveaux vitraux conçus par Claire Tabouret venait d’être affichée sur la cathédrale Notre-Dame de Paris.
L’association Sites et Monuments annonce un nouveau recours et La Tribune des Arts a lancé une pétition pour protester contre ce nouveau saccage patrimonial.
Avant son départ, Anne Hidalgo a dévoilé le lundi 23 mars 2026 la gravure à son nom inscrite sur les vitraux de la galerie du Conseil dans le couloir menant au bureau du maire de Paris et au Salon des Arcades. Une tradition où l’on retrouve les personnalités ayant administré Paris depuis Jean Anguier, prévôt des marchands en 1268.
On trouve aussi toutes les professions artisanales regroupées en corporation. La corporation garantissait le savoir-faire, la compétence et l’excellence. Le 14 juin 1791, la loi révolutionnaire Le Chapelier interdisait tout groupement professionnel. Cette loi était précédée par le décret du baron Pierre d’Allarde qui promulguait la liberté d’entreprise en supprimant expressément les corporations au nom de la liberté du travail et de la libre concurrence. Au XIXe siècle le comte de Chambord (lettre aux ouvriers de 1865), les Légitimistes et les catholiques sociaux prendront la défense des ouvriers taillables et corvéables à merci.
Redécouvrez l’histoire millénaire de l’Abbaye de Solesmes, située dans la vallée de la Sarthe. Ce reportage de France 3 Pays de la Loire met en lumière deux chefs-d’œuvre sculptés exceptionnels des XVe et XVIe siècles : les Saints de Solesmes.Ces statues imposantes font désormais l’objet d’un ouvrage éponyme, publié récemment aux Éditions de Solesmes, qui permet de mieux comprendre leur richesse artistique et spirituelle.Un voyage au cœur du patrimoine religieux et artistique, réalisé par M. Yvard, C. Mordrelle et D. Le Brun.
Découvrez les merveilles du Château de Sourches à l’occasion d’une nouvelle saison au Conservatoire de la Pivoine. Plongez au cœur de ce paradis floral lors d’une visite guidée exclusive avec sa créatrice, Bénédicte de Foucaud.
Comme elle le souligne si bien : «Il n’y a pas de fleur plus extraordinaire. D’abord par sa fugacité et par sa majesté : une fois par an, elle fleurit durant 15 jours et c’est fini. »
Ne manquez pas ce reportage réalisé par Marc Yvard, Christelle Massé et Louise LeFol pour admirer cette floraison éphémère et magnifique.
Duchesse de Berry (1798-1870) / Duchesse de Calabre (2003)
En 1815, Ferdinand Ier (portrait au mur), roi des Deux-Siciles et de Jérusalem remonte sur son trône après la chute du fils d’aubergiste Joachim Murat, roi de Naples usurpateur et beau-frère de Napoléon.
En 1816, la Duchesse de Berry, mère du comte de Chambord « l’enfant du miracle » aménage au Palais de l’Élysée.
Le 31 mars 1814 la coalition (Russie, Angleterre, Prusse, Autriche, Suède) en guerre contre l’Empire fait son entrée dans Paris. Les puissances monarchiques avalisent la Restauration monarchique dans le respect des règles de la dévolution de la Couronne, Le 3 avril 1814 le Sénat et le Corps législatif proclament la déchéance de Napoléon et appellent le comte de Provence, frère de Louis XVI, en exil en Angleterre, sur le trône de France.
Louis XVIII n’a pas d’enfant, pour les intrigants le duc de Berry, fils du futur Charles X et frère cadet du futur Louis XIX, roi de France pendant 20 minutes ayant abdiqué le même jour que son père, incarne l’avenir de la dynastie. Le duc de Berry s’est marié en 1816 à Notre-Dame de Paris avec Maria Carolina Ferdinanda de Bourbon des Deux-Siciles, le Palais de l’Élysée devient la résidence du jeune couple.
Le 13 février 1820, le duc et la duchesse de Berry assistent à une représentation à l’Académie royale de musique, la princesse enceinte et fatiguée souhaite renter au Palais de l’Élysée. Le prince l’accompagne jusqu’à la voiture mais en chemin il est poignardé par le compagnon d’infortune de Bonaparte sur l’île d’Elbe, un dénommé Louvel. Le duc de Berry est transporté dans sa loge royale, son agonie dure toute la nuit avant de rendre l’âme à Dieu au petit matin. Cet événement a profondément touché les français comme en témoigne Madame de Boigne : « La mort de monsieur le duc de Berry causa une désolation générale. On en dira maintenant tout ce qu’on en voudra, mais cette tragique nuit fut reçue comme une calamité nationale. »
Le Ciel veille, Louvel a raté son objectif de « détruire la souche » des Bourbons, le 29 septembre 1820 la duchesse de Berry donne naissance à Henri V connu sous son titre de comte de Chambord. Dans un grand élan lyrique, Lamartine le surnomme « l’enfant du miracle » :
« Il est né l’enfant du miracle
Héritier du sang d’un martyr
Il est né d’un tardif oracle
Il est né d’un dernier soupir »
Victor Hugo lui offre un poème :
« Il est né l’enfant glorieux
L’Ange que promit à la Terre
Un martyr partant pour les cieux !
Honneur à ta première aurore,
O jeune lys qui vient d’éclore,
Tendre fleur qui sort d’un tombeau ! »
En 1832, la duchesse de Berry prend la tête de la cinquième Chouannerie, une insurrection Légitimiste pour « Henri V, roi de France », le trône est alors occupé par Louis-Philippe, « roi des français », fils de Philippe-Égalité, celui qui vota la mort de son cousin Louis XVI. La princesse a reçu comme prénoms de baptême ceux de sa grand-mère maternelle, soeur de Marie-Antoinette, reine martyre, elle conserve naturellement une grande aversion envers la Révolution française. Chateaubriand écrira dans ses Mémoires d’Outre-Tombe : « je m’avançai vers l’orphelin et je lui dis : « Henri V me veut-il permettre de déposer à ses pieds l’hommage de mon respect ?Quand il sera remonté sur son trône, il se souviendra peut-être que j’ai eu l’honneur de dire à son illustre mère : Madame, votre fils est mon roi. Ainsi j’ai le premier proclamé Henri V roi de France»
En 2007, le Conseil général des Hauts-de-Seine a consacré une exposition à la Duchesse de Berry au château de Sceaux grâce à la collection d’Hubert Guerrand-Hermès, administrateur de la célèbre marque de luxe Hermès. Dans l’avant-propos du catalogue il écrivait : « Quel bonheur d’avoir découvert il y a longtemps le tableau d’un superbe voilier où s’embarquait…on pourrait dire une Reine entourée d’une élégante escorte aux costumes emplumés. Ce fut ma première rencontre avec S.A.R. Madame la duchesse de Berry. Ce fut le début d’une vraie passion et elle ne me quitte plus. Dès lors, je compris pourquoi Louis XVIII et la cour avaient aimé cette jeune princesse sicilienne blonde, active et énergique, aux yeux bleus romantiques pleins de bonté…Elle les réveilla. Elle fut aussi adoptée par la France et élue du cœur des Parisiens comme leur Reine. Cela s’est fait parce qu’elle fut à la hauteur de l’épreuve tragique qu’elle traversa avec l’assassinat du duc de Berry, parce qu’elle rayonnait d’une certaine façon au plan artistique avec sa célèbre galerie de peintures à Rosny, au plan bibliophilique avec ses collections de milliers de livres, mais aussi en lançant les modes et le style Restauration, en stimulant l’artisanat et la nouveauté. Comme l’a dit le célèbre avocat Berryer : « Il y a dans la tête et le cœur de cette princesse de quoi faire 20 rois. »
Nicolas Chotard,
Président des Lys de France
Comme le souligna Christian Papet Vauban le royaume des Deux-Siciles est l’un des plus anciens de la Chrétienté. Les Capétiens des deux premières Maisons d’Anjou puis les Bourbons y ont laissé une empreinte que la conquête révolutionnaire n’a pas pu effacer. En 1700, Philippe V, duc d’Anjou, petit-fils de Louis XIV avec la couronne d’Espagne reçoit en héritage 23 autres couronnes dont celle de Sicile. Il réunissait ainsi les légitimités venues des rois angevins et aragonais. Les Bourbons des Deux-Siciles surent mieux résister à la tourmente révolutionnaire que leurs cousins de France et d’Espagne. Au XIXe siècle, ils firent de leur royaume l’État le plus développé économiquement et socialement de la péninsule italienne.
Il existe une controverse dynastique entre les lignes issues de Charles (1870-1949) et de Rénier (1883-1973) qui chacune prétend à l’héritage du trône des Deux-Siciles. Charles, qui avait épousé la princesse des Asturies, aurait pu, un jour, monter sur le trône d’Espagne mais la Pragmatique Sanction promulguée en 1759 par Charles III empêchait la réunion des deux couronnes sur une même tête. Par un acte rédigé à Cannes le 14 décembre 1900, le prince Charles renonçait pour lui-même et ses descendants à ses droits de succession à la haute fonction de chef de la Maison royale des Deux-Siciles.
Aujourd’hui les princes Pierre (1968-) et Charles (1963-) des Deux-Siciles sont tous les deux reconnus par un certain nombre de cours européennes et tous deux décorent des personnalités de l’Ordre Constantinien de Saint-Georges fondé au XVIe siècle et passé par transaction par lettre apostolique du pape Innocent XII en 1699 à François Farnèse, duc de Parme et Plaisance. Le but de l’Ordre est : « la glorification de la Croix, la propagation de la foi et la défense de la Sainte Église romaine ».
Le 31 octobre 1998, le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, chef de la Maison de Bourbon, était invité au mariage monégasque du prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, duc de Calabre et de Mlle Camilla Crociani. On pouvait remarquer la famille ducale de Parme, la famille Napoléon, les princes Albert de Monaco et Laurent de Belgique, la famille de Savoie…
Le 23 avril 2024 en la fête de Saint-Georges, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles accompagnait son père, Charles de Bourbon des Deux-Siciles, duc de Calabre, Grand Maître de l’Ordre sacré et militaire Constantinien de Saint-Georges à la cérémonie d’investiture en la basilique de la Sainte Croix de Jérusalem à Rome.
Le 12 avril 2026 en la chapelle Saint-Louis de l’École Militaire, Mgr Antoine de Romanet de Beaune, évêque aux Armées françaises, a célébré la messe de la cérémonie d’investiture de l’Ordre Constantinien de Saint-Georges, le prince Pierre de Bourbon des Deux-Siciles est Grand Maître de la branche espagnole de l’Ordre.
Le 14 avril 2026, le prince Pierre de Bourbon des Deux-Siciles a assisté à la soirée de gala de l’Ordre de Malte en compagnie des princes Charles-Emmanuelle de Bourbon-Parme, Guillaume de Luxembourg, Amaury de Bourbon-Parme et Louis de Bourbon.
Le 20 avril 2026, le regretté Alphonse II de Bourbon aurait eu 80 ans, il avait dit un jour : « Mon avenir personnel ne me préoccupe pas, mais celui de la France, de l’Europe, de la Chrétienté, en somme de la civilisation occidentale, oui« .
Quant à Elisabeth II, le 21 avril 2026, elle aurait eu 100 ans.
Toute les différences entre une monarchie catholique et un régime non catholique (république ou monarchie) se remarquent par la tenue protocolaire lors de la visite du pape.
Le “privilège du blanc” est réservé aux reines, duchesses et autres princesses catholiques. Cette couleur peut donc être portée par les reines de Belgique, d’Espagne, la Grande-Duchesse de Luxembourg ou encore la princesse de Monaco.
De plus, la femme porte une mantille, un voile chrétien sur la tête et une robe qui recouvre une grande partie des jambes.
Saint Vincent de Paul présentant Louise de Marillac et les premières Filles de la Charité à la reine Anne d’Autriche.
Le 8 mars 2026 nous apprenions qu’une église avait encore été le théâtre d’un énième cambriolage. Le prêtre de l’église Saint-Vincent-de-Paul à Paris a annoncé le larcin lors de la messe dominicale : « Peut-être avez-vous remarqué que le reliquaire au-dessus du tabernacle n’est plus là. C’est une relique évidemment importante. Saint Vincent de Paul a vécu sur le territoire de la commune au XVIIe siècle, il y a fait beaucoup de bien et était au service des pauvres.»
Le futur « grand saint du Grand Siècle » naît près de Dax en Gascogne en 1581 « Je suis le fils d’un pauvre laboureur…j’ai gardé les pourceaux ». En 1605, se rendant à Marseille il est victime au large d’Aigues-Mortes d’un raid, d’un rezzou ottoman et devient esclave pendant deux ans chez les barbaresques. Selon la légende, il se libère après avoir convaincu son dernier maître, un renégat du comté de Nice, de se repentir et d’aller à Rome demander l’absolution papale.
En 1610, sur les recommandations du Saint-Siège, il est l’aumônier de la « Reine Margot ». L’ancienne reine consacre une grande partie de sa fortune à des œuvres de charité notamment à l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu pour y soigner les pauvres malades, ce témoignage de chrétienté vivante conforte l’ecclésiastique dans ses pensées : « Quoi, être chrétien et voir son frère affligé sans pleurer avec lui, sans être malade avec lui ! C’est être sans charité ; c’est être chrétien en peinture ; c’est n’avoir point d’humanité ; c’est être pire que des bêtes. » L’Ordre hospitalier oeuvrera jusqu’à la Révolution française qui supprimera les Ordres religieux mais pas les pauvres ni les malades.
En 1617 profondément ébranlé par la pauvreté spirituelle et la détresse morale, il réoriente son sacerdoce vers un christianisme au service des misères humaines et constitue la Confrérie des Dames de la Charité, puis en 1633 fonde les Prêtres de la Mission (Lazaristes) et, avec Louise de Marillac, la Compagnie des Filles de la Charité. Les Sœurs, « Servantes des pauvres » viennent aussi au secours des malades jusqu’aux heures sombres de la Révolution française, certaines sont fusillées à Avrillé, d’autres guillotinées à Cambrai et à Dax pour avoir « par son incivisme, cherché à corrompre et à ralentir l’esprit révolutionnaire et républicain ». En 1800, les Filles de la Charité sont les premières congréganistes à se reconstituer. Trente ans plus tard, la Sainte Vierge apparaît à Sœur Catherine Labouré et lui demande de frapper et diffuser la « Médaille Miraculeuse ».Àsa mort en 1876, on comptera déjà plus d’un milliard de médailles !
Alors que Louis XIII est à l’article de la mort, Anne d’Autriche propose au roi de recevoir « Monsieur Vincent ». Il accepte et le saint prêtre se rend à son chevet. Il prie à ses côtés. Dans ces moments-là la prière revêt une importance capitale : « l’oraison est à l’âme ce que l’âme est au corps. L’âme est la vie du corps et l’oraison est la vie de l’âme. », le roi meurt dans ses bras en rendant son âme à Dieu le 14 mai 1643, saint Vincent de Paul écrira : « Depuis que je suis sur la terre, je n’ai vu mourir une personne plus chrétiennement … Jamais je n’ai vu plus d’élévation à Dieu, plus de tranquillité, plus d’appréhension des moindres atomes qui paraissaient péché, plus de bonté, ni plus de jugement en une personne en cet état… et incontinent après, levant les yeux et les bras au ciel, il dit le Te Deum Laudamus et l’acheva avec tant de ferveur que le seul ressouvenir m’attendrit tant à l’heure que je vous parle. » Par testament Louis XIII offre à son dernier confesseur 24 000 livres pour la fondation de deux missions destinées à la ville de Sedan et 46 000 livres pour les paysans pauvres et pour le rachat d’esclaves français captifs à Alger. En 1830, le dernier roi de France Charles X cessera de payer les rançons et enverra l’expédition du général de Bourmont, ancien chef chouan, pour résoudre définitivement la pratique esclavagiste du dey d’Alger.
L’abbé Henri Brémond, académicien (1865-1933) résumera la vie de saint Vincent de Paul : « Ce n’est pas l’amour des Hommes qui l’a conduit à la sainteté, c’est plutôt la sainteté qui l’a rendu vraiment et efficacement charitable. Ce ne sont pas les pauvres qui l’ont donné à Dieu, mais Dieu, au contraire, qui l’a donné aux pauvres. »
La France Libre sera le nom de notre futur porte-avions, le Président de la République souhaitait l’inscrire dans l’affiliation du général de Gaulle. En 1940, la France Libre avait pris pour symbole la Croix de Lorraine, un choix profondément catholique, son histoire mérite d’être mieux connue.
En 1901 un inventaire de l’orfèvrerie et des joyaux de Louis Ier d’Anjou (1339-1384), duc d’Anjou, comte du Maine, Roi de Jérusalem, Régent de France est publié dans La Bibliothèque de l’École des Chartes, son auteur, l’historien Henri Moranvillé a conclu par une phrase qui sonne comme une déclaration de guerre : « Il n’y a pas de Croix de Lorraine. » En effet, la Croix de Lorraine n’est autre que la Vraie Croix d’Anjou. Par son mariage, le Bon Roi René, petit-fils de Louis Ier est devenu duc de Lorraine mais il faudra attendre le règne de son petit-fils le roi René II (1473-1508) pour que la Croix d’Anjou prenne la valeur de symbole national. Alors que le duché est envahi par le duc de Bourgogne, les valeureux lorrains résistent pendant deux ans et finissent par vaincre le Téméraire devant Nancy, son cadavre disparaissant dans l’étang. Pour marquer ce fait d’armes qui sauve la Lorraine, René II érige sa croix à double traverse. Dès lors, les Lorrains adoptèrent cette croix devenue de Lorraine.
Le 1er juillet 1940 à Londres, sur proposition du vice-amiral Muselier, d’origine lorraine, commissaire à la marine et à l’aviation, le général De Gaulle, rend la Croix de Lorraine réglementaire à bord des bâtiments de guerre et de commerce. L’amiral Thierry d’Argenlieu commente cette décision dans un message du 23 août 1940 : « Face à la Croix Gammée, qui n’est pas la croix des chrétiens, les bâtiments des forces navales françaises libres arboreront désormais un pavillon bleu timbré d’une croix rouge de Lorraine. La Croix de Lorraine dressée contre la gammée, pour la France, pour le monde, c’est le symbole magnifique de notre victoire. » Le pape Pie XI a surnommé la svastika nazifiée « la caricature de la croix du Christ. ». Dès 1938, les prêtres sont persécutés et déportés à Dachau et à Buchenwald.
Dès le lendemain de la Libération de Paris par la France Libre, la 2e DB de Leclerc, le général De Gaulle prend le temps de se rendre à Notre-Dame pour assister à un Te Deum, une liturgie exprimant la louange et l’action de grâce. Un quart d’heure après le début de la cérémonie des tirs de tireurs isolés résonnent à l’extérieur, le Te Deum est alors remplacé par un Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur, Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur… .»et la messe d’action de grâce reportée au 1er septembre à Notre-Dame des Victoires. ÀLondres, une religieuse augustine angevine, Mère Marie-Edmond Gauthier, oeuvre à faire connaître l’histoire de la Vraie Croix d’Anjou, elle publie dans The Universe le 13 avril 1945 un article intitulé : French True Cross relic is still safe et envoie une brochure historique à son cousin, représentant De Gaulle dans le sud-ouest de l’Angleterre qui la prête au général très intéressé.
Élu Président de la République Charles De Gaulle fait installer un oratoire dans une petite pièce du Palais de l’Élysée, il considère la France comme étant toujours « la fille aînée de l’Église ». Mais en 1989, à l’occasion du Bicentenaire de la Révolution française, c’est un tout autre son de cloche qu’on célèbre lors des plantations des arbres de la Liberté. Cette liberté est celle du prétendu « affranchissement » vis-à-vis de Dieu. Les idées nouvelles ne voient dans la Religion que superstition et fanatisme, « l’Homme nouveau » doit être déchristianisé. Voltaire, le deuxième « Grand Homme » transféré au Panthéon en 1791, dans l’ancienne église Sainte-Geneviève, ne concluait-il pas ses lettres par un « Écrasons l’infâme » ? Dans ces conditions, la chrétienté est bannie, l’Église persécutée s’enrichit de nouveaux martyrs de la foi. En 1793, l’abbé René Berault, prisonnier dans une geôle à Angers, envoie aux Sœurs des Incurables, gardiennes de la Vraie Croix, de belles lettres d’espérance : « La croix est le trait de l’amour. Si vos cœurs y sont enchaînés, votre vie sera toute d’amour ; les croix, les peines extérieures et intérieures ne feront qu’augmenter votre amour. »
Bon et saint carême, belle montée vers Pâques !
Nicolas Chotard,
Président des Lys de France,
Trésorier de la Chouannerie du Maine
En 2025, en la Solennité de la Pentecôte le nouveau sanctuaire de la Vraie Croix d’Anjou était inauguré avec bénédiction du Saint-Siège Apostolique. Le ministère de la Culture avait estimé, à juste titre, qu’il fallait sécuriser le reliquaire pour éviter son vol.
Le Bal des Lys 2025 avait été organisé au profit du sanctuaire, il le sera à nouveau en 2026.