L'art de vivre à la Française

21 mars 1804. Le duc d’Enghien, petit-fils du prince de Condé, enlevé 5 jours plus tôt sur ordre de Bonaparte et emprisonné à Vincennes, est conduit dans les fossés du château et exécuté. Son procès expéditif et cette exécution choqueront “c’est plus qu’un crime, c’est une faute” aurait dit Fouché.

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Il est 2 heures du matin, le 21 mars 1804, lorsque le duc d’Enghien, petit-fils du prince de Condé, enlevé 5 jours plus tôt sur ordre de Bonaparte et emprisonné à Vincennes, est conduit dans les fossés du château. Là, à sa grande stupéfaction, seize gendarmes, alignés, l’arme au pied, l’attendent. Ce n’est qu’à ce moment qu’on révèle au duc que le tribunal, réuni une heure plus tôt, l’a condamné à mort et que le jugement est à exécuter de suite.
Le condamné a juste le temps de couper une mèche de ses cheveux et de la glisser dans une enveloppe pour la femme qu’il aime, et, sans l’assistance d’un prêtre, il est amené devant le peloton. On tire ! Sous la salve, criblé de balles, le duc d’Enghien s’écroule.
Ce procès expéditif et cette exécution choqueront. “C’est plus qu’un crime, c’est une faute” aurait dit Fouché. Tandis que chez les royalistes le jeune duc, mort à 32 ans, deviendra vite un martyr de leur cause. En revanche c’est avec satisfaction, que Bonaparte, le lendemain, apprend la nouvelle. La voie est enfin libre pour proclamer l’Empire.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/autant-en-emporte-l-histoire/autant-en-emporte-l-histoire-du-dimanche-28-avril-2024-1998809

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