L'art de vivre à la Française

Notre-Dame des Victoires

L’association des Lys de France vous présente ses meilleurs voeux sous la protection de Notre-Dame.

  8 septembre 1900, en la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, la statue de ND de Fourvière à Lyon est couronnée en action de grâce pour le retour vivant des soldats de la guerre de 1870. Les familles ont offert au sanctuaire leurs bijoux. 

  Apparitions mariales : Pellevoisin (15 février 1876), Pontmain (17 janvier 1871), Paris – Rue du Bac (27 novembre 1830), Paris – ND des Victoires (24 avril 1838), La Salette (19 septembre 1846), Lourdes (11 février 1858)

 

     Nous avons appris que lors du cambriolage du Louvre la couronne de l’impératrice Eugénie a souffert d’une « déformation massive ». En voulant retirer l’objet de sa vitrine par une fente les larrons l’ont écrasé. Une dégradation matérielle du joyau de l’impératrice qui d’outre-tombe continue d’alimenter les chroniques. 

   Catholique ultramontaine, elle a dans le domaine spirituel une influence positive sur son mari. En 1849, Louis-Napoléon Bonaparte, alors Président de la République, envoie un corps expéditionnaire en Italie pour chasser les révolutionnaires de Rome. Devenue impératrice elle encourage Napoléon III à engager la France dans la défense des États Pontificaux. Le corps des Zouaves pontificaux est créé en 1861 et sera composé essentiellement de volontaires de l’Ouest, les Légitimistes y étant fortement représentés.

    Les apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes à partir du 11 février 1858 attirent un grand nombre de pèlerins, qui se multiplient par les récits des guérisons miraculeuses. Mais ce prosélytisme catholique ostentatoire insupporte le préfet. La grotte est fermée. Au domaine de Saint-Cloud, le petit prince impérial de 2 ans est à l’article de la mort. L’impératrice désespérée demande à l’une de ses dames d’honneur d’aller à Lourdes et d’y ramener l’eau miraculeuse. Sauvé de la Grande faucheuse Eugénie convainc l’empereur d’intervenir auprès de son préfet. Napoléon III s’exécute et lui envoie un télégraphe le sommant « d’ouvrir la grotte de Lourdes et de ne plus tracasser Bernadette. »

    Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Une folie militaire, qui se termine par le désastre de Sedan et l’envoi d’une lettre le 1er septembre 1870 à Guillaume Ier, roi de Prusse: « Monsieur mon frère, n’ayant pu mourir au milieu de mes troupes, il ne me reste qu’à remettre mon épée entre vos mains.» L’Empire s’écroule et la République est proclamée à l’Hôtel de Ville de Paris. La République française poursuit la guerre. Paris est assiégée, les obus pleuvent, la famine guette et le froid glacial s’abat sur les pauvres hères. 

    Le 17 janvier 1871 à Notre-Dame des Victoires les fidèles se rassemblent pour prier pour la Paix. L’abbé Amodru prononce ses paroles prémonitoires : « Nous ne franchirons pas le seuil de ce temple consacré à la Sainte Vierge sans avoir promis de lui offrir un coeur d’argent, qui apprendra aux générations futures qu’aujourd’hui entre 8 et 9 heures du soir, tout un peuple s’est prosterné aux pieds de Notre-Dame des Victoires et a été sauvé par elle. » Au même moment, à Reuilly, Soeur Catherine Labouré, celle à qui la Sainte Vierge est apparue en 1830 dans la chapelle de la rue du Bac, se promène avec des Sœurs dans le jardin. Fixant le ciel vers l’Ouest, devant la teinte « extraordinaire » de « l’horizon, mystérieux, voilé » l’une d’elles s’exclame « Le ciel porte le deuil de tous nos deuils. » Catherine reste muette. Bientôt elles apprendront que ce soir-là dans le ciel mayennais de Pontmain parsemé d’étoiles brillantes la « Belle Dame » apparaissaient à quatre petits enfants.

    La Sainte Vierge porte le diadème d’une statue profanée à la Révolution française à la Bazouge-du-Désert à une lieue de Pontmain. On lui avait passé une corde au cou avant de la traîner dans les bourbiers du village. Le 31 décembre 1793 le Prince de Talmont y est aussi arrêté. Lors de son interrogatoire, on lui demande « Depuis quand es-tu parmi les Brigands ? » il répond : « Depuis que je suis parmi vous. » Il monte à l’échafaud le 27 janvier 1794 marchant dans les pas des 14 Bienheureux Martyrs de Laval, ces prêtres qui avaient refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Morts pour la foi le 21 janvier 1794 les autorités révolutionnaires voulaient célébrer à leur manière l’anniversaire de la mort « du tyran » réunissant ainsi le trône et l’autel, l’ordre social chrétien traditionnel qu’il fallait détruire pour laisser place à « l’Homme nouveau » déchristianisé.

    Aux enfants parlant habituellement le patois mayennais, la Sainte Vierge fait apparaître des lettres sur une banderole blanche. Ils les épèlent aux adultes qui chantent le Magnificat (« Mon âme exalte le Seigneur« ) et les Litanies de la Sainte Vierge. Puis, les petits voyants lisent la phrase céleste composée :  

MAIS PRIEZ MES ENFANTS 

DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS

MON FILS SE LAISSE TOUCHER

    La Sainte Vierge ne peut pas mentir, la promesse est tenue. Le soir même les prussiens s’arrêtent aux portes de Laval. Le lendemain l’Empire allemand est proclamé dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles. La France perd l’Alsace-Moselle. La paix retrouvée tous les soldats de Pontmain reviennent sains et saufs.

     Même si Pontmain est moins réputée que Lourdes, il n’en demeure pas moins que sa Sainte Vierge est à l’origine d’événements surnaturels à Béchouate au Liban et bien entendu en Mayenne…

 

Nicolas Chotard

Président des Lys de France,

Trésorier de la Chouannerie du Maine.

Précédent

la France et son héritage chrétien

Suivant

Visite présidentielle et royale

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial
YouTube
Instagram