L'art de vivre à la Française

« Les animaux du Roi », exposition organisée par le Château de Versailles

« Les animaux du Roi », exposition organisée par le château de Versailles, avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre

Commissaires : Alexandre Maral, conservateur au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon et Nicolas Milovanovic, conservateur au département des Peinture du musée du Louvre

En illustration : La Ménagerie Royale du château de Versailles (1664-1902) et Marie Leszczynska, reine de France.

Bien avant l’installation au château de Versailles de la Cour et du Roi en 1668 le domaine est déjà un lieu de promenade très prisé. En effet, dès 1664 on y vient pour visiter la toute nouvelle Ménagerie avec ses pensionnaires exotiques, des dizaines d’oiseaux précieux, pélicans, demoiselles de Numidie, casoars, flamants roses, autruches, poules sultanes, une grue couronnée surnommée l’« oiseau royal », ainsi que des mammifères singuliers, fauves, gazelles, antilopes, chèvres de Perse, dromadaires, éléphant, qu’il faut nourrir tous les jours de 80 livres de pain et de 12 litres de…vin.

« Dès sa création, explique Alexandre Maral, commissaire de l’exposition, le château de Versailles a favorisé le développement d’un nouveau rapport au monde animal. À la Cour s’est même développée une farouche résistance à la théorie cartésienne des animaux-machines : dans le palais des rois de France, on n’a jamais douté que les animaux avaient une âme ». Il faudra attendre 2015 pour que le Parlement reconnaisse aux animaux la qualité d' »êtres vivants doués de sensibilité » (article 515-14 du code civil).

Au château, dans les appartements royaux, les animaux de compagnie se comptent par dizaines : braques, épagneuls, carlins, singes, chats, aras et perruches agrémentent le quotidien des enfants et des adultes. Quotidiennement, le roi pratique la chasse, non pour son loisir personnel mais comme entraînement « guerrier » en temps de paix. Tous les ans, lors de la fête nationale certains aiment gloser sur le fameux « Rien » de Louis XVI le 14 juillet 1789, histoire de le faire passer pour un benêt, oubliant de préciser, par ignorance, qu’il était tiré de son carnet de chasse et non de son journal.

Si la Ménagerie Royale a été complètement détruite en 1902, les souvenirs des « animaux du Roi » demeurent bien présents. L’Ecole Nationale vétérinaire de Maisons-Alfort demeure la référence en soins animaliers, elle a été fondée à l’initiative de Louis XV, l’enseignement y était gratuit. Les Haras Nationaux fondés par Colbert jouissent d’une réputation internationale. Il en est de même de la Bergerie Nationale de Rambouillet créée par Louis XVI. AgroParisTech, la plus ancienne des écoles d’agriculture et d’agronomie françaises, créée en 1826 par Charles X sous le nom d’Institution royale agronomique de Grignon, continue de faire rayonner l’Agriculture française. Grâce à une forte mobilisation, le projet de vente du site historique au PSG échouera, les champs resteront le « plancher des vaches ». A l’extrémité du domaine du château de Versailles se trouve toujours en activité, ouverte au public, la Ferme de Gally, ancienne propriété du Roi. Enfin, pour l’anecdote, la girafe Sophie offerte par le vice-roi d’Egypte à Charles X est depuis 1961 le jouet le plus populaire auprès des bébés.

Nicolas Chotard,

Président des Lys de France.

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