L'art de vivre à la Française

Le 17 janvier 1871

En ce début d’année, nous vous adressons nos meilleurs vœux, en particulier ceux de joie, réussite et santé sous les protections de Saint-Louis, roi de France et des trois saintes patronnes de France : la Très Sainte Vierge, Mère de Dieu, Sainte Thérèse de Lisieux et Sainte-Jeanne d’Arc.
Les vœux de Nicolas Chotard,Président des Lys de France.
17 janvier 1871, la France vit des heures sombres, la guerre et une épidémie de typhoïde ravagent le pays. Les obus pleuvent sur Paris assiégée. À la nuit tombante, Sœur Catherine Labouré se promène en compagnie de Sœur Tranchemer dans le jardin enneigé de Reuilly.

Soudain, scrutant le ciel vers l’Ouest, voyant l’horizon mystérieux voilé d’une teinte extraordinaire elle s’exclame “Le ciel porte le deuil de tous nos deuils“. Mauvais présage ?

Bien au contraire, Sœur Catherine Labouré ne dit mot, elle qui a eu la grâce en 1830 d’être la voyante et la messagère de la Sainte Vierge à la chapelle de la rue du Bac, elle se doute peut-être que le ciel est en train de s’ouvrir à nouveau pour porter un message d’Espérance. N’y a-t-il pas un dicton venu de la nuit des temps qui dit « quand Paris brûleraPontmain se relèvera », quelle prétention de la part d’un petit hameau de 500 âmes niché dans le bocage mayennais entre la Bretagne et la Normandie…et pourtant. 
La Sainte-Vierge n’a certainement pas choisi Pontmain par hasard. Le hameau est desservi par un prêtre “pas comme les autres” selon l’expression utilisée pour qualifier le Saint Curé d’Ars. Il veille sur les âmes de “son petit peuple”, des braves gens pauvres mais valeureux sachant donner à leurs enfants une bonne éducation.

L’Abbé Guérin, né en 1801, a connu dans son enfance les témoins des affres de la Révolution française, il connait l’importance de la foi pour affronter les épreuves et comme Sel de vie.

Il est arrivé en 1829 à Saint-Ellier-du-Maine et doit emprunter des chemins en mauvais état pour se rendre à Pontmain où l’église est plutôt sous la protection de “Notre-Dame des courants d’air”, trois prêtres pressentis ont refusé la cure. À la requête des villageois, le Vicaire Générale en voyant la situation matérielle catastrophique du lieu leurs répond “Comment, vous voulez un prêtre ? Mais votre église tombe en ruine, et à part la croix et la bannière, vous n’en avez pas pour deux sols d’ornements et d’autres objets.” L’abbé Guérin a le pressentiment que son sacerdoce est ici et demande à son évêque d’en devenir le desservant. Aussitôt, il mobilise son “petit peuple” pour restaurer la Maison du Bon Dieu : les hommes sont employés aux gros œuvres, le toit est réparé, sa voûte peinte en bleu avec un semis d’étoiles d’or, et les femmes refont le linge d’autel et les ornements. 
      
L’abbé Guérin porte une grande dévotion à la Sainte Vierge, à chaque famille il offre une statue et en place une dans le clocher pour qu’elle soit “l’avocate et la protectrice de son petit peuple“. Il développe le chapelet, celui des martyrs de Nagasaki au Japon qui canonisés par le pape Pie IX en 1862, a été introduit en France grâce aux Missions Etrangères de Paris. Cette honorable institution créée par Louis XIV est alors dirigée par le Père Alexis Péan (1838-1893), un mayennais. Le lendemain de l’Apparition l’Empire Allemand est proclamé dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, l’armistice sera bientôt signée et tous les soldats de Pontmain reviendront, aucun n’a été tué. L’abbé Guérin cultivait une chrétienté vivante selon le célèbre adage “aide-toi et le Ciel t’aidera” récoltant, en plus, des grâces.

Nicolas Chotard

Président des Lys de France.   

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