« L’Abbé Franz Stock, passeur d’âmes » (Stéphane Chmelewsky)

Posté par Nicolas Chotard à mercredi, novembre 9, 2016 | 0 Commentaire


Mercredi 19/10 à 20h

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« Je n’oublierai jamais les moments que j’ai passés auprès de ces hommes.
C’étaient des hérôs. Je comprends mieux maintenant ce qu’est la France. »

Fin août 1944, préférant la fidélité à son devoir sacerdotal à la retraite militaire, l’abbé Franz Stock, reste à l’hôpital de la Pitié au côté des 600 soldats allemands intransportables. Lorsque le 23 août, des « résistants » se présentent à l’hôpital avec la ferme intention de commettre des crimes vengeurs, le serviteur du Christ Sauveur, armé uniquement de sa foi, se dresse et repousse ces gens en armes, sauvant ainsi la vie de ses compatriotes et préservant aussi, à cet instant, l’âme de ces assassins du supplice des damnés.

Quelques années auparavant, le 29 août 1941, en la fête de saint Jean Baptiste, martyr, le saint prêtre se trouve au Mont Valérien. Il vient de célébrer la messe, la dernière pour le comte-lieutenant de vaisseau d’Estiennes d’Orves qui, après avoir avalé son petit-déjeuner avec ses camarades Doornik et Barlier va annoncer leur grâce aux cinq prisonniers bretons. Avec un grand sourire il dit « Follic, je suis heureux pour toi. Vous allez tous rentrer chez vous, retrouver vos femmes et vos enfants. Nous, nous allons être fusillés. Si un jour vous entendez salir notre mémoire, dites que nous ne sommes pas des lâches ni des traîtres, nous avons fait notre devoir de français. Je vous le demande : défendez notre mémoire.». Au chef du peloton d’exécution Honoré dit chrétiennement « Vous êtes officier allemand, je suis officier français. Pour vous montrer que nous mourons sans haine, permettez-moi de vous embrasser. » Puis, l’abbé Stock donne à chacun sa bénédiction, chacun l’embrasse. Honoré et Barlier tombent en criant « Vive la France » et Doornik en faisant le signe du pardon. L’abbé Stock dira :

« Je n’oublierai jamais les moments que ‘’i’ai passés auprès de ces hommes. C’étaient des héros. Je comprends mieux maintenant ce qu’est la France.»

En prison, ces hommes avaient vécu une véritable ascension spirituelle. L’abbé Stock, prêtre avant tout, les avait assisté. Honoré écrit « Mon Dieu, je vous demande surtout la grâce de conserver, une fois sorti de prison, cette ferveur que j’ai retrouvé dans mon épreuve et qui m’a fait me jeter à vos pieds, sentant que vous étiez mon unique secours » et en mai 1941 à ses enfants il note en appendice « Depuis que j’ai écrit ces lignes, au cours des six semaines qui viennent de s’écouler, Dieu est resté avec moi. L’abbé Franz Stock, Recteur de l’église allemande, est venu tous les huit jours m’apporter la sainte Communion. Il est bon et aime bien la France et surtout la Bretagne. Tâchez de le voir et de lui parler de moi. Par lui j’ai pu lire les Evangiles et m’initierà la vie admirable de saInte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Quelle fraîcheur, mais aussi quelle profonde intelligence dans ces Mémoires (sic !) d’une âme ! (1) »

Ces trois hommes ont ainsi médité sur le sens de la vie, la vocation divine de l’homme et sur son véritable ennemi : le matérialisme, destructeur d’âmes. Estiennes d’Orves dénonce ses conséquences néfastes : « l’orgueil et la dureté» du temps, s’interrogeant « faudra-t-il un nouveau Christ pour réapprendre à ce monde une pitié que, comme le paganisme autrefois, il a l’air de ne pas comprendre ? » Barlier écrit« Cette époque était pourrie de matérialisme ; nous surtout, les hommes¦nous n’y avons pas échappé.», « L’âme humaine ne peut vivre dans cette misérable pauvreté que représentent les biens matériels, et la vie devient vite pesante, inutile, sans but apparent et sans remède visible, car le matérialisme éloigne de Dieu. Quelles conditions meilleures (pour un retour profond sur soi-même) que le silence d’une cellule, la menace proche de la mort ?¦Alors le Christ apparaît dans un profond tête-à -tête avec l’âme, Il éclaire tout et montre le but de la vie qu’Il nous a donnée : aimer, servir. Et voilà comment, à 36 ans, je m’aperçois que je n’ai encore rien fait». Parlant de l’Evangile, il déclare « Là est la seule vérité» et écrivant une dernière lettre à ses parents avant d’être fusillé : « Je voudrais que vous soyez consolés et remplis de la pensée si réelle que la mort n’interrompt pas la présence, au contraire »

Estiennes d’Orves adresse une ultime lettre à l’abbé Stock, son testament spirituel : « Je prie le Bon Dieu de donner à la France et à l’Allemagne une paix dans la justice, comportant le rétablissement de la grandeur de mon pays. Et aussi que nos gouvernants fassent à Dieu la place qui lui revient.». Résistant dès 1940, Honoré d’Estiennes d’Orves avait puisé sa force dans ses racines (2) et dans sa culture (3). De sa foi vivante, il en avait fait jaillir son esprit de justice et de vérité. Il était de son époque et ne vivait pas dans un passé « idyllique » à jamais révolu.

Nicolas Chotard,
Président des Lys de France.

(1) : il s’agit en réalité d’Histoire d’une âme.
(2) : Descendant de Charles d’Autichamp (1770-1859) et Constant de Suzannet (1772-1815), généraux de l’Armée Catholique et Royale.
(3) : Sa famille avait des convictions Légitimistes.


A l’initiative des Lys de France, messe célébrée le 11 septembre 2011 au « Séminaire des Barbelés »

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